A écouter nos deux ténors politiques (en tous cas les plus entendus, pour le malheur de nos tympans) il va falloir se préparer à une nouvelle flambée de nos cotisations : NS nous dit comme un seul homme «compte tenu  de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé (lisez en fait la dépense de santé) sera forcément majeur» (désolé pour le poncif, mais c’est entre guillemets…) quant à SR sans se prononcer sur le financement de l’assurance maladie, nous annonce la gratuité des soins des moins de 16, la carte santé pour les 16-25 et espère faire supporter aux entreprises un SMIC net à 1.500 €…

Pour corroborer l’impériosité des dépenses de santé, le gouvernement se lance d'ailleurs très sérieusement dans un programme d’investissement sur la qualité du sommeil et l’utilité de la sieste au travail (certes ce ne sont que quelques dizaines de millions d’euros…)…!

Pourquoi ne pas admettre une bonne fois pour toute en s’évinçant d’une politique politicienne que les taxes et contributions de tous ordres ne préjudicient pas seulement aux plus riches, mais aussi et surtout aux plus pauvres.

Je vous rappelle Mme SR que le SMIC brut est déjà à 1.500€, sauf qu’entre les charges patronales, les charges salariales et éventuellement la petite mutuelle d’entreprise qui va bien (parce qu’il faut bien le dire on ne pas compter sérieusement sur la SS pour indemniser nos petits bobos (pour info l’indemnité journalière pour une maladie de droit commun, place la personne qui perçoit le SMIC en dessous du seuil de pauvreté)) il ne reste en bout de course au salarié qu’une somme de 1000 € !

Si le gouvernement voulait bien ouvrir les yeux et substituer même le populisme à la démagogie, en acceptant le principe de l’absence de monopole de la SS, notre salarié smicard pourrait sans que cela coûte un centime de plus à son employeur percevoir un revenu net de 1300 € et cotiser dans le privé pour de meilleures garanties pour 200 € par mois…

Continuez comme ça Mme Monsieur et  il y a fort à parier que ce ne soient plus seulement les éligibles à l’ISF qui quittent un jour la France, mais les cotisants qui ne se satisferont plus du bon vin !